Les Nouvelles religieuses n°271
Article p 21

Je crois en Dieu le Père qui nous a donné son Fils unique pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle (Jn 3, 15).
Je crois qu’il y a autant de vocations que de baptisés, et que nous sommes tous appelés à devenir enfants de Dieu en nous laissant conduire par son Esprit (Rm 8, 14).
Je crois que toutes les vocations se tiennent aussi étroite-ment que les membres d’un même corps, tous différents, complémentaires et reliés entre eux sous une seule tête, le Christ (1 Co12,12).
Je crois que nous sommes tous appelés à faire de notre vie une offrande spirituelle agréable à Dieu (1P2, 5).
Je crois que tout ce que nous demandons au nom de Jésus, cela nous est accordé (Me 11, 24), même quand sa Sagesse nous « dé-route », même quand son Amour Se donne au-delà de ce que nous avions programmé à son sujet.
Je crois que l’Église est un peuple d’appelés, et non de volontaires : c’est le Seigneur qui nous choisit, et non l’inverse (Jn 15, 16), ce qui ne signifie pas que nous n’ayons rien à faire, puisqu’il faut sans cesse choisir... de se laisser choisir.
Je crois que s’ils sont beaux, tes pieds des messagers de la Bonne Nouvelle (\s 52, 7), c’est qu’avant de courir, ils se sont longuement tenus immobiles devant le Seul qui pût leur dire où aller et que dire (Jr23, 21).
Je crois que toutes les questions dont nous balisons notre avenir resteront de fausses questions, aussi longtemps que nous ne nous serons pas donnés à Dieu, et cela, quel que soit notre état de vie, simplement parce que c’est en Le suivant que nous avons la lumière (Jn 8, 12).
Je crois que toute vocation prend la forme d’un si tu veux (MI19, 21). L’amour ne s’impose pas, il se propose. Il se fait connaître tel qu’il est, avec ses exigences, mais aussi avec les horizons qu’il ouvre et la joie qu’il procure.
Je crois qu’être fidèle à notre vocation, c’est miser sur la fidélité de Dieu à notre égard (Dt 7, 9), et que c’est aussi la meilleure façon d’aider les autres à être fidèles à leur propre vocation.
Je crois que suivre Jésus, c’est accepter que notre vocation ne soit pas d’abord notre affaire, mais la sienne. C’est Le laisser passer devant, mettre nos pas dans les siens, découvrir que tout est possible à Dieu, même ce qui est impossible aux hommes (Le 10, 27).
Je crois que le fiat maternel de Marie, parfaitement uni au fiat rédempteur de Jésus, est chaque jour capable de nous aider à dire oui à Dieu, nous aussi (Le 1, 38), et qu’il n’est jamais trop tard pour le faire.
+ Louis Sankalé